Tahar Ben Jelloun, Prix Goncourt et membre de l’Académie Goncourt, publie ma chronique sur Le Droit à l’Echec

Tahar Ben Jelloun, Prix Goncourt et membre de l’Académie Goncourt, publie ma chronique sur Le Droit à l’Echec

C’est un grand honneur que me fait mon ami l’écrivain Tahar Ben Jelloun en publiant sur son site personnel ma chronique sur Le Droit à l’Echec parue dans La Lettre M et Le Cercle Les Echos il y a quelques semaines.

Pour introduire ma chronique sur son blog, l’écrivain membre de la prestigieuse Académie Goncourt et lui-même Prix Goncourt en 1987 l’a précédé d’un paragraphe personnel, posant ainsi son regard affûté sur cette problématique tellement sensible, particulièrement en France.

Tahar Ben Jelloun échec

Tahar Ben Jelloun est l’auteur francophone le plus traduit dans le monde. Son parcours est jalonné de récompenses et de prix prestigieux. Parmi ses best sellersLa Nuit sacrée, L’enfant de sable, Cette aveuglante absence de lumièreLes amandiers sont morts de leurs blessures, ou encore Le bonheur conjugal.

Tahar Ben Jelloun aime bien Alès où il est venu par deux fois à mon invitation en 1999 et en 2012 animer des journées culturelles à l’Ecole des Mines d’Alès. A cette occasion le Maire d’Alès Max Roustan l’avait honoré en lui décernant la médaille de la ville.

L’actualité de Tahar Ben Jelloun, c’est Cet islam qui fait peur, un bref essai sur le djihadisme écrit après les attentats de 2015 à Paris puis au Danemark. Il vient également de publier une chronique intitulée « Pourquoi la barbarie se propage si facilement ».

Jalil tahar ben jelloun

4 Commentaires

  • Posted 29 mars 2015 Riché 10 h 16 min

    Très belle chronique et la voir re-publiée par l’un des écrivains qui m’a le plus marqué… alors là Chapeau !

    • Photo du profil de Jalil Benabdillah
      Posted 10 avril 2015 Jalil Benabdillah 7 h 05 min

      Merci Yann, c’est vrai que c’est un grand honneur !

  • Posted 1 avril 2015 Catherine Silvestri Gur 9 h 58 min

    Cher Jalil,

    Tout d’abord, je suis convaincue que ce terrain de réflexion que tu abordes dans ta chronique sera fertile et peut contribuer à renforcer une dynamique de croissance plus forte.
    Il me semble que ces quinze dernières années, les crises économiques qui se sont succédées en France ont déstabilisé le marché du travail et occasionné un plus grand nombre de ruptures d’activité imprévisibles. Les « modèles statistique de faillites » développés par les statisticiens de la banque de France, n’ont pas empêché les graves crises du système financier et pesé lourdement sur l’activité et la pérénité des entreprises.
    Ces crises ont laissé un très grand nombre de travailleurs, entrepreneurs et familles dans le chaos moral et les difficultés économiques. Elles ont généré dans les esprits un manque de confiance en la perspective d’un avenir serein, engendrant des incertitudes toujours plus grandes, parfois insurmontables.
    Devant la peur de l’échec, effectivement les élans se freinent, l’isolement se creuse, les initiatives sont inhibées, les rouages sont rouillés.
    Qui n’a pas connu dans son proche entourage des professionnels aguerris qui ont du redresser leurs affaires ou pire ne les ont jamais relevé ?
    Le sillon de la crise est si profond et si étendu, sur le marché du travail, que nous sommes biens conscients de devoir encourager les rebondissements, ne serait-ce que pour un temps. Je crois que beaucoup de gens œuvrent déjà en ce sens, en particulier les services sociaux. Mais effectivement, l’acceptation de l’échec par l’entourage professionnel voire personnel est difficile en France. Nous ne sommes pas culturellement encrés dans une société de preneurs de risques et très peu préparés à la « dégringolade ».
    C’est ainsi que la force et la confiance sont données aux plus forts, à ceux qui se montrent constants sur la voie de la réussite. Ceux qui vivent des échecs ne sont pas les plus fiables, et les crédits accordés par les banques sont limités.
    Ainsi sont les croyances communes encrées dans notre culture, qui crée trop d’exclusion.
    Il parait important, et surtout pour la jeunesse, que l’expérience de l’erreur et de l’échec soit vécue comme un apprentissage incontournable, une arme supplémentaire pour surmonter des épreuves. Il ne faut pas avoir peur de foncer, de saisir des opportunités.
    Il n’y a pas une voie unique de réussite mais des voies à emprunter à l’étude des carrefours.
    N’ayons donc pas peur de tomber, de nous relever et de nous essuyer les mains pour repartir de plus belle, histoire de vivre nos expériences, de développer des échanges et d’encourager les initiatives. Car c’est bien l’innovation et l’esprit d’entreprise qui développent des valeurs créatrices sans cesse renouvelées.
    Amicalement,
    Cathy

    SILVESTRI GUR C.

    • Photo du profil de Jalil Benabdillah
      Posted 10 avril 2015 Jalil Benabdillah 8 h 25 min

      Bonjour Catherine, merci pour ce commentaire. Il m’évoque une belle citation de Marcel Proust : « Il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs. »

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